Le Russefeiring

Au début du mois de mai, comme chaque année, se tient en Norvège la période des “russ”, une tradition étudiante aussi festive que marquante.

russefeiring une fille russ

Ces célébrations s’inscrivent dans une histoire qui remonte à plusieurs siècles, avec des racines dans les rites de passage étudiants. Aujourd’hui, le Russefeiring marque la fin des études secondaires pour les lycéens norvégiens. Après treize années de scolarité, ils célèbrent cette étape importante de leur vie du 1er au 17 mai, date de la fête nationale norvégienne, dans une ambiance à la fois joyeuse, décalée et parfois très intense.

Durant cette période, les lycéens portent une salopette emblématique, véritable symbole de leur statut de “russ”. La couleur de cette tenue reflète généralement leur orientation scolaire :

  • rouge pour la majorité des filières générales,
  • bleu pour les études orientées économie et commerce,
  • noir pour les formations techniques,
  • et vert pour les filières liées à l’agroalimentaire.

Ces jeunes participent à une série de défis appelés russeknuter, souvent amusants, parfois absurdes, qu’ils réalisent en groupe.
Chaque défi réussi leur permet d’ajouter un petit symbole ou un nœud à leur tenue, renforçant l’aspect ludique et collectif de cette tradition. Dans certaines villes, ils se déplacent également à bord de bus ou de vans entièrement décorés, transformés pour l’occasion en véritables lieux de fête itinérants.

Les salopettes sont entièrement personnalisées : on y retrouve leur nom, leur année de fin d’études, ainsi que divers symboles, slogans ou éléments qui leur ressemblent. Une autre tradition incontournable consiste à distribuer des cartes de visite, appelées russekort, sur lesquelles figurent une photo d’eux plus jeunes accompagnée d’une phrase ou d’une citation humoristique.

Durant cette période, les habitants — petits et grands — s’amusent à collectionner ces cartes, ce qui renforce encore le lien entre les étudiants et la population locale, dans une atmosphère bon enfant malgré l’intensité des festivités.

Je tiens à remercier Vynce Rodier qui m’a autorisé à publier ces photos, ainsi que tous ces jeunes lycéens qui ont pris le temps d’échanger avec lui. Malgré la barrière de la langue, ils ont répondu à toutes ces questions avec beaucoup de gentillesse, de bonne humeur et de bienveillance ?

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